Des livres pour prendre l’air

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« Choisir le loisir inventif et joyeux plutôt que l’emploi du temps laborieux de la société. »

Michel Onfray

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S’abandonner à vivre, de Sylvain Tesson

Devant les coups du sort il n’y a pas trente choix possibles. Soit on lutte, on se démène et l’on fait comme la guêpe dans un verre de vin. Soit on s’abandonne à vivre. C’est le choix des héros de ces nouvelles. Ils sont marins, amants, guerriers, artistes, pervers ou voyageurs, ils vivent à Paris, Zermatt ou Riga, en Afghanistan, en Yakoutie, au Sahara. Et ils auraient mieux fait de rester au lit.

 

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Éloge de l’énergie vagabonde, de Sylvain Tesson

J’irai de l’Aral à la Caspienne. Je gagnerai l’Azerbaïdjan à bord d’un ferry. De Bakou, je cheminerai vers la Turquie par la Géorgie. A pied, à vélo, je ne sais pas encore, mais loyalement, sans propulsion motorisée. Au bout de ma route, j’aurai relié trois mers, abattant le même trajet que celui d’une larme d’or noir de la haute Asie convoyée à travers steppes et monts pour que le monde poursuive sa marche telle. Profitant de cette traversée de terres à haute valeur pétrolifère, je consacrerai mon temps d’avancée solitaire à réfléchir au mystère de l’énergie. Pétrole et force vitale procèdent du même principe : l’être humain recèle un gisement d’énergie que des forages propices peuvent faire jaillir.

 

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De ma terre à la terre, de Sebastien Salgado et Isabelle Francq

Les photographies de Sebastião Salgado ont fait le tour du globe. Ses images en noir et blanc, ses portraits d’anonymes, notamment de travailleurs ou de réfugiés, et plus récemment son projet consacré aux endroits préservés de la planète sont connus pour la beauté de leurs lumières, leur force et la dignité des êtres qui s’y exprime.
Remontant le cours de ses reportages (« La main de l’homme », « Exodes », « Genesis ») et de son histoire, du Brésil à Paris – où Lélia Wanick Salgado, son épouse, et lui ont fondé l’agence Amazonas Images –, il nous confie son amour de la photographie et nous promène à travers le monde qu’il ne cesse de sillonner, pour aller voir, comprendre et témoigner.

 

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Avant d’aller dormir chez vous, d’Antoine de Maximy

Quand rien n’est prévu, tout est possible…  » Telle est la devise d’Antoine de Maximy. II a pris sa vie pour un ballon avec lequel on joue sur une aire de jeux sans frontières. Il a tourné son existence vers les autres, que ce soit pour les raconter ou les rencontrer, avec ou sans caméra. Sa route personnelle est faite d’aventures, physiques ou humaines. Ingénieur du son, cameraman, présentateur télé, réalisateur. Il a été reporter de guerre ; a plongé en sous-marin au fond du Pacifique, dormi à la cime des arbres en Amazonie ou dans les fumées d’un volcan en Afrique ; exploré la calotte glaciaire du Groenland, les tépuis du Vénézuéla ou les coulisses du métro parisien ; filmé les bipèdes que nous sommes mais aussi nos cousins les singes. Sans frontières, sans limites, mais toujours en respectant l’autre, il a eu envie de tout voir. Et aujourd’hui, il réussit la plus périlleuse des missions : se raconter. On ne devient pas globe-squatter par hasard. Pour comprendre ce qui guide ses pas, de son enfance à J’irai dormir à Hollywood, il nous ouvre les pages de son carnet de vie !

 

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 Errance, de Raymond Depardon

Au gré de ses voyages, sans projets ni destinations établies à l’avance, Raymond Depardon se laisse surprendre par la beauté du monde, s’affranchit des règles classiques de la photographie pour témoigner de son aventure intérieure. De l’Amérique au Japon, à travers les steppes et les déserts, il immortalise ces lieux de solitude suspendus dans un présent qui semble éternel.

Photographe de réputation internationale, Raymond Depardon a réalisé de nombreux films documentaires dont Reporters, La Captive du désert, ou 10e Chambre, instants d’audience. Il est aussi l’auteur de Corse, Photographies de personnalités politiques, La Solitude heureuse du voyageur et de 1968, disponibles en Points.

 

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Théorie du voyage, de Michel Onfray
« Partir, emboîter le pas des bergers, c’est expérimenter un genre de panthéisme extrêmement païen et retrouver la trace des dieux anciens […]. L’élection de la planète tout entière pour son périple vaut condamnation de ce qui ferme et asservit : le Travail, la Famille et la Patrie, du moins pour les entraves les plus visibles (…). Asocial, insociable, irrécupérable, le nomade ignore l’horloge et fonctionne au soleil ou aux étoiles, il s’instruit des constellations et de la course de l’astre dans le ciel, il n’a pas de montre, mais un œil d’animal exercé à distinguer les aubes, les aurores, les orages, les éclaircies, les crépuscules, les éclipses, les comètes, les scintillements stellaires, il sait lire la matière des nuages et déchiffrer leurs promesses, il interprète les vents et connaît leurs habitudes. Le caprice gouverne ses projets. »

 

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