Choisir sa vie

Parfois j’en viens à me demander si le voyage est réellement thérapeutique.

Parfois je me dis que si j’étais resté chez moi, si j’avais construit, comme tout le monde des liens sociaux durables, si je ne m’étais pas étalée socialement aux quatre coins de la terre, si finalement je m’étais concentrée à maitriser ce qui m’était donné. Si je n’avais pas toujours chercher à voir plus, à consommer plus, apprendre plus.  Si je ne m’étais pas éparpiller dans des centres d’intérêts trop diversifiés, si j’avais choisis de ne pas être mobile et de maîtriser un seul et unique sujet, est-ce que je ne serais pas plus sereine dans ma vie aujourd’hui ?
Nous évoluons dans un monde ou les choix deviennent de plus en plus nombreux. Une société où l’ont peut décider de sa vie, où presque tout est permit. Nous avons le choix et les moyens de faire absolument tout ce que nous voulons. Les barrières culturelles s’effacent, la pression familiale est quasiment inexistante, nous faisons partie d’une génération d’entrepreneurs, de créateurs, plus personne n’a peur de rien. Le malaise de la jeunesse est d’ailleurs là. Nous sommes la génération beta, celle qui doit entreprendre. A tous les niveaux, les choix sont multiples et totalement différents les uns des autres. Choisir son partenaire de vie ? Le monde entier s’offre à toi. Les nationalités de toute la planète, qu’ils soit hommes ou femmes. Choisir ton emploi ? En plus de l’offre professionnelle existante, internet vient bouleverser et amplifier les possibilité de rentabiliser ta vie. Choisir tes amis ? Les réseaux sociaux te permette de rester en contact avec n’importe qui.

Quand je pense à ma vie aujourd’hui, je vois une immense carte euristique sur laquelle les connexions sont sans fin. Et cela me donne le vertige. Les possibilités sont tellement variés que j’en suis tétanisée. J’ai l’impression d’exploiter qu’une partie infime de ce qui m’est offert de réaliser.

 

 

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